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Nombreux sont les analystes de
la Coupe à pronostiquer une 33e édition
difficile en cas de victoire kiwie.
Après que plusieurs des équipes potentiellement
intéressées aient fait connaître
leurs inquiétudes quant à un retour
de la Coupe en Nouvelle-Zélande, Grant Dalton
assume sans aucun complexe.
"Beaucoup d'équipes ne veulent pas que
la Coupe retourne de l'autre côté de
la Terre et au milieu de la nuit", constate
avec amusement le patron du Team NZ.
De fait, même si toutes les équipes
n'ont pas trouvé aussi facilement qu'annoncé
les ressources adéquates, personne ne pense
à contester que la 32e édition est
d'ores et déjà une magnifique réussite
sur le plan commercial.
Le second grand point d'interrogation quant à
un retour de la Coupe sur le golfe d'Hauraki concerne
le fait que les néo-zélandais ne font
pas mystère de leur intention de revenir
sur l'abolition des règles de nationalité
mise en place par les suisses.
"Une des pierres angulaires permettant de créer
un environnement propice est de ramener la Coupe
à son statut de compétition entre
nation", affirme ainsi Grant Dalton, soulignant
au passage qu'une telle évolution ne pourrait
qu'être favorable à ses compatriotes.
Partant de l'idée - qui n'a rien d'improbable
- que le Team NZ récupère le trophée
cédé en 2003 à Alinghi, le
New Zealand Herald dresse une liste des présents
potentiels.
Bien que Keith Mills ait fait savoir il y a peu
qu'une victoire kiwie l'obligerait à réexaminer
son projet, le journal néo-zélandais
veut croire que le Team Origin sera là.
"Un possible challenger of record pourrait
être le nouveau challenger Origin", écrit
sa journaliste Julie Ash, soulignant le fait que
la démarche initiée en Grande-Bretagne
devrait pouvoir sans difficulté s'accomoder
de règles de nationalités plus strictes.
"Les sud-africains de Shosholoza, les espagnols
du Desafio et les italiens de Mascalzone Latino
et de Luna Rossa ont également de très
forts liens de nationalité", observe
la journaliste néo-zélandaise, "s'ils
arrivent à trouver l'argent, le total pourrait
être porté à cinq.
Rappelant que la 31e America's Cup avait vu les
américains débarquer en nombre à
Auckland et que Larry Ellison a d'ores et déjà
donné son feu vert, le New Zealand Herald
estime qu'un chiffre de deux syndicats américains
reste du domaine du plausible.
Malgré les difficultés financières
rencontrées dans le cadre de la 32e édition
et le caractère encore embryonnaire de la
structure montée autour du China Team, le
journal kiwi compte de la même façon
sur une nouvelle participation chinoise.
Alors que les situations auraient pu être
considérées comme assez similaire,
l'article écarte les allemands et n'envisage
l'idée d'une participation française
que du bout des lèvres.
"Ce sera difficile pour [les allemands et les
français] d'être sur les rangs à
Auckland", est-il ainsi expliqué.
"Mais la France a une longue histoire avec
la Coupe et beaucoup d'excellents marins. Peut-être
seront-il aidé par le faible coût de
la vie à Auckland".
Ainsi parvenu à neuf syndicats possibles,
le New Zealand Herald souligne que, au-delà
de la seule proximité géographique,
les performances de gens comme James Spithill, Grant
Simmer ou Adam Beashel pourrait ranimer la flamme
du côté de l'Australie.
"En incluant ce syndicat australien et l'un
des autres pays ayant déjà manifesté
leur intérêt [la Corée, la Malaisie
et le Moyen-Orient], on arrive à un total
de onze, ce qui est parfait".
De son côté, le journaliste du New
York Times Christopher Clarey apporte de l'eau au
moulin kiwi en soulignant que l'organisation de
pré-régates au quatre coins du Monde
peut relativiser l'impact de l'éloignement
géographique.
"Ce concept pourrait booster l'intérêt
commercial d'une nouvelle Coupe en Nouvelle-Zélande",
écrit l'américain. "Ceci permet
en effet aux sponsors de bénéficier
d'une large fenêtre commercial avant que la
Coupe ne retrouve les eaux pures et éloignées
du golfe d'Hauraki".
De fait, que le gagnant soit Alinghi ou le Team
NZ, l'idée de régates en Europe, à
Dubai ou encore aux États-Unis n'est ni plus ni
moins complexe à mettre en œuvre.
"Ainsi, avec onze challengers potentiels et
des pré-régates autour du Monde, le
retour de la Coupe à Auckland ne sonne plus
aussi irréaliste", conclut le journal
néo-zélandais, maintenant la foi des
fans de la Coupe.
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