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Après les deux premiers
duels de cette 32e America's Cup, la design team
kiwie est soulagée.
Tout en insistant sur le fait qu'il est encore un
peu tôt pour se faire une idée précise
de la valeur comparée du NZL 92 et du SUI
100, l'espagnol Marcelo Botin veut croire qu'aucun
des deux bateaux ne domine vraiment l'autre.
"Difficile de savoir si vous êtes le
plus rapide", expliquait-il à Reuters
ce matin. "Pour le moment, la valeur respective
des deux bateaux nous semble encore assez peu évidente".
"C'est assez serré ... Ils sont meilleurs
que nous par certains côtés mais nous
aussi par d'autres", ajoute t-il. "Pour
l'heure, la seule chose qui soit certaine c'est
qu'il n'y a pas une grande différence entre
les bateaux".
Une analyse partagée par l'équipage
et, selon le vétéran Don Cowie (trimmer
rescapé de la campagne 2003), les petites
modifications apportées depuis la Louis Vuitton
Cup ne sont pas pour rien dans cette relative égalité.
"Nous sommes confiants en ce qui concerne les
modifications faites sur le bateau et nous l'étions
aussi hier", a t-il déclaré peu
après l'égalisation du Team NZ. "Ces
modifications sont très légères,
comme toujours à ce niveau, mais je suis
convaincu que nous avons fait les bons choix".
Si toutes ces petites modifications sont difficiles
à observer pour un oeil extérieur,
on sait que le Team New Zealand a changé
de bulbe, remplaçant le premier, qui avait
une forme de fusée, par un appendice plus
long et plus beaucoup plat.
Avant que ne commence cette 32e America's Cup, l'immense
majorité des commentateurs annonçait
une domination écrasante du syndicat suisse,
aidé en cela par un SUI 100 présenté
comme une veritable fusée.
Même si le successeur du SUI 64 n'a pas démérité,
il semble pour le moment qu'il ne sera pas en lui-même
l'artisan d'une éventuelle défense
victorieuse.
Selon Marcelo Botin, il faudra encore attendre alors
que les régates internes prennent souvent
plusieurs mois avant de mener un bateau au sommet
de sa performance.
Avouant avoir suivi de très près le
précédent Class America suisse, l'espagnol
est plus perplexe face à un SUI 100 très
différent de son aîné.
"Nous l'avont suivi de très près
durant ces derniers mois et nous sommes certain
que c'est un bateau rapide. Il l'a prouvé".
Un bateau rapide mais qui serait bien plus à
l'aise avec une météo plus "virile"
selon les spécialistes du design. Une affirmation
à démontrer selon Marcelo Botin.
"Il pourrait y avoir quelque chose de ce côté
là mais je n'en suis pas complètement
certain", explique t-il. "Il faudrait
sortir et naviguer avec des vents de 15 à
16 noeuds pour le savoir".
Reprise demain dans des airs qui semblent être
ceux du Team New Zealand.
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