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Si la 32e America's leur échappe,
les kiwis entendent bien être là pour
la prochaine édition.
Par la voie de son ministre des sports Trevor Mallard,
le Gouvernement néo-zélandais a annoncé
aujourd'hui qu'il mettait sans attendre 10 millions
de dollars kiwis au pot (soit un peu moins de 7
millions d'euros) pour la prochaine campagne.
Outre que les autorités kiwies semblent pleinement
satisfaites de la publicité offerte par Grant
Dalton et ses équipiers, l'idée est
comme en 2003 d'éviter une hémorragie
des talents alors que plusieurs "gros syndicats"
ont déjà le carnet de chéque
ouvert.
"L'équipe n'aura clairement pas les
moyens de retenir tout le monde mais doit avoir
une certitude financière pour pouvoir regarder
vers l'avenir", a expliqué Trevor Mallard.
"Leurs compagnies peuvent avoir un turnover
beaucoup plus fort que le nôtre et nous devons
nous y préparer.
Un geste que Grant Dalton apprécie à
sa juste valeur et qui ne peut que le conforter
dans l'idée de repartir.
"Je me suis de nouveau proposé et j'ai dit
que j'étais prêt à relancer
un nouveau challenge", a expliqué le
responsable néo-zélandais avant de
saluer le soutien constant marqué par la
classe politique de son pays.
Un soutien qui n'empêche cependant pas les
kiwis d'être amers ce soir après une
America's Cup qui restera sans aucun doute dans
les annales.
"Nous sommes incroyablement déçus",
reconnaissait ainsi Grant Dalton peu après
la course. "Je me sens comme quelqu'un dont
on aurait arraché le cœur à la petite
cuillère et je crains que ça ne change
pas sur le court terme".
"Alinghi était meilleur et c'est la
chose qui compte", a t-il ensuite ajouté.
"Je ne pense pas que le delta change quoi que
ce soit, ils ont gagné".
Il a cependant tenu a saluer le travail de ses équipes,
un travail qui a permis au Team NZ d'effacer en
grande partie l'outrage subi en 2003.
"Les gars ont fait un travail remarquable",
a t-il expliqué. "Ce sont quatre longues
années dont je suis incroyablement fier".
"Nous n'étions pas venu juste pour participer
mais pour gagner", tient-il cependant à
ajouté. "Ce n'est pas ce que nous avons
fait et nous devons maintenant nous retrouver et
étudier ensemble de quoi l'avenir sera fait".
"Nous avons été entièrement
focalisé sur le présent et il nous
faudra un peu de temps pour pouvoir envisager l'avenir".
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