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Alinghi a insisté mercredi sur
le fait que les conditions météo étaient pénalisantes
pour tout le monde.
"C'est aussi mauvais pour nous", a déclaré le skippeur
du tenant de la Coupe de l'America, le Néo-Zélandais
Brad Butterworth. "Nous devons sortir tous les jours
pour travailler sur nos deux bateaux", a-t-il ajouté
lors d'une conférence de presse destinée à expliquer
les conditions météo actuelles à Valence, plutôt
hostiles à la navigation.
Depuis le début de l'épreuve, le 16 avril, les challengeurs
n'ont pu régater que trois jours, vendredi, dimanche
et mardi, en raison d'un vent insuffisant ou trop
instable.
"Ce mois d'avril est particulièrement mauvais",
a assuré l'un des spécialistes météo d'Alinghi,
le Néo-Zélandais Jon Bilger. Le défi suisse a également
donné quelques chiffres, s'appuyant sur différents
relevés météo à Valence depuis 2000. Selon ces données,
le pourcentage de jours navigables pour le mois
d'avril en cours est de seulement 50% alors qu'il
atteignait 80-90% pour la période 2000-2006.
Jack Katzfey, autre membre de l'équipe météo d'Alinghi,
a expliqué que les problèmes de vent venaient essentiellement
d'une "barrière atmosphérique", empêchant l'établissement
de la brise thermique sur le plan d'eau de Valence.
Ce sonten effet les températures de l'air, anormalement
basses sur Valence depuis quelques semaines, qui
ont gêné la mise en place de la brise thermique.
L'Institut espagnol de la météorologie (INM) avait
récemment indiqué que cette situation (mauvaises
conditions pour régater) n'était pas "anormale"
à Valence. Il avait précisé qu'il n'était pas rare
qu'à cette époque de l'année l'établissement de
la brise thermique (idéale pour régater) fut contrarié
par un autre vent (le Levante ou le Gregal).
Pas une tempête, loin de là, mais une légère brise
de contestation générée par quelques protagonistes
et les médias. Une brise de contestation passablement
contrée hier par l'installation de la brise thermique
tant attendue qui a permis le coup d'envoi des deux
manches du jour.
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