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Les équipes pour qui la
32e America's Cup est terminée livrent leur
analyse de ce que devrait être la prochaine.
Le lieu
Le consensus est général pour considérer
que l'Europe est le meilleur endroit pour organiser
la Coupe.
Oubliées manifestement les très sévères
critiques de départ sur les conditions météos
et le caractère peu glamour de la troisième
ville espagnole. Plus personne ne trouve rien à
redire au choix effectué par les suisses.
Nombreux sont ceux qui, au contraire, rappelle fort
à propos que la 31e édition avait
été marquée par des conditions
encore pires, pas moins de 40 % des jours de navigation
ayant été annulés pour cause
de vent trop ou pas assez fort.
Quelque soit les sentiments que chacun peut avoir
à propos du Team New Zealand, tout le monde
est unanime pour considérer qu'une nouvelle
édition à Auckland serait une catastrophe
pour l'America's Cup.
Si l'enthousiasme et le vrai intérêt
manifestés par les kiwis est apprécié
à sa juste valeur, tout le monde met en avant
la très grande difficulté à
séduire les sponsors à propos d'une
compétition organisée dans un très
petit et très isolé pays.
"Si la Coupe part en Nouvelle-Zélande,
nous n'en serons sans doute pas", explique
ainsi Mark Sandler, skipper du Team Shosholoza.
"Nous voulons qu'elle reste en Europe".
Il faut rajouter à cela que beaucoup craigne
que les néo-zélandais oublient le
travail réalisé par ACM.
L'organisation
Alors que les kiwis ont plusieurs fois indiqué
qu'ils souhaitaient le retour aux schémas
antérieurs, la totalité des syndicats
interrogés loue en effet la manière
dont a été organisée cette
32e édition. Bien loin donc de certains échos
très critiques qui se sont multipliés
au début du premier round robin.
Magnus Holmberg, skipper du Victory Challenge explique
ainsi que les efforts de modernisation réalisés
ont été "un grand pas en avant".
Même son de cloche chez le "chinois"
Pierre Mas qui y voit "un grand progrès
en terme d'organisation et d'amélioration
d'image de l'évènement".
Qu'il s'agissent des Acts, des conditions de courses,
de la gestion ou encore des régates d'exhibition,
tout est dorénavant salué comme une
vraie amélioration.
Contrairement à ce que l'on pouvait croire,
il en va de même de l'idée même
d'une structure commune aux challengers et au Defender.
Loin d'y voir un moyen pour Alinghi de contrôler
les conditions de sélection, tous considère
au contraire que c'est sans doute l'édition
la plus équitable jamais organisée.
Les règles de nationalité
Alors qu'il se murmure que les kiwis envisageraient
un retour à des règles de nationalités
beaucoup plus strictes, les sept challengers éliminés
affirment au contraire soutenir pleinement la libéralisation
mise en place sous l'égide d'Alinghi.
La première raison mise en avant est que,
sans cet aménagement, nombreux sont les pays
qui ne disposeraient pas des moyens humains pour
envisager une participation sérieuse à
la Coupe.
De fait, si des règles de nationalité
avaient été décidées
pour cette 32e édition, ni Shosholoza ni
le China Team n'aurait été en mesure
de participer.
La seconde raison invoquée pour un maintien
du libéralisme appliquée à
Valence est celle de l'argent. Plusieurs syndicats
rappelent à ce propos que, comme l'illustre
parfaitement l'exemple du Team Alinghi 2003, les
règles antérieures pouvaient parfairement
être contournées pour peu que l'on
dispose de suffisamment de fonds pour organiser
une "nationalisation" de tel ou tel.
Enfin, comme l'indique très justement le
skipper italien Vasco Vascotto, le fait de ne pas
détenir le passeport du syndicat dont vous
défendez les couleurs n'empêchent en
rien de s'en sentir pleinement membres.
"Il est certain que les italiens préfèrent
voir des italiens à bord mais nos non-nationaux
sont aujourd'hui tout à fait italiens",
explique t-il, avant d'ajouter en forme de clin
d'oeil : "Ils parlent mieux le Triesti que
moi, mangent des pâtes et boivent du vin rouge".
La jauge
Durant une conférence de presse organisée
la semaine dernière, les sept éliminés
se sont vus poser la question de savoir si l'heure
était venue d'un changement radical de la
jauge.
Six d'entre-eux ont sans ambiguité répondu
par la négative. Le seul "dissident"
a été Jesper Banks, alors skipper
du Team Germany, qui a mis en avant le fait que
le statu quo favorisait les grosses écuries
qui disposent d'un catalogue de données qui
leur donnera nécessairement un avantage.
Le calendrier
C'est à propos de l'intervalle de temps entre
chacune des compétitions que les différences
les plus marquantes ont été observées.
Face à quatre équipes qui considéraient
que l'idée d'une Coupe tous les deux ans
étaient un excellent format, trois autres
(+39 Challenge, China Team et le Team Germany) ont
affirmé qu'un tel laps de temps était
manifestement trop court pour réussir à
trouver les fonds nécessaires.
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