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VICTORY CHALLENGE
Gamla Stans Yacht Sällskap (SWE)



  Pendant que les semi-finalistes s'affrontent (15/05/07)
(source : BYM News)

Les équipes pour qui la 32e America's Cup est terminée livrent leur analyse de ce que devrait être la prochaine.

Le lieu

Le consensus est général pour considérer que l'Europe est le meilleur endroit pour organiser la Coupe.

Oubliées manifestement les très sévères critiques de départ sur les conditions météos et le caractère peu glamour de la troisième ville espagnole. Plus personne ne trouve rien à redire au choix effectué par les suisses.

Nombreux sont ceux qui, au contraire, rappelle fort à propos que la 31e édition avait été marquée par des conditions encore pires, pas moins de 40 % des jours de navigation ayant été annulés pour cause de vent trop ou pas assez fort.

Quelque soit les sentiments que chacun peut avoir à propos du Team New Zealand, tout le monde est unanime pour considérer qu'une nouvelle édition à Auckland serait une catastrophe pour l'America's Cup.

Si l'enthousiasme et le vrai intérêt manifestés par les kiwis est apprécié à sa juste valeur, tout le monde met en avant la très grande difficulté à séduire les sponsors à propos d'une compétition organisée dans un très petit et très isolé pays.

"Si la Coupe part en Nouvelle-Zélande, nous n'en serons sans doute pas", explique ainsi Mark Sandler, skipper du Team Shosholoza. "Nous voulons qu'elle reste en Europe".

Il faut rajouter à cela que beaucoup craigne que les néo-zélandais oublient le travail réalisé par ACM.

L'organisation

Alors que les kiwis ont plusieurs fois indiqué qu'ils souhaitaient le retour aux schémas antérieurs, la totalité des syndicats interrogés loue en effet la manière dont a été organisée cette 32e édition. Bien loin donc de certains échos très critiques qui se sont multipliés au début du premier round robin.

Magnus Holmberg, skipper du Victory Challenge explique ainsi que les efforts de modernisation réalisés ont été "un grand pas en avant". Même son de cloche chez le "chinois" Pierre Mas qui y voit "un grand progrès en terme d'organisation et d'amélioration d'image de l'évènement".

Qu'il s'agissent des Acts, des conditions de courses, de la gestion ou encore des régates d'exhibition, tout est dorénavant salué comme une vraie amélioration.

Contrairement à ce que l'on pouvait croire, il en va de même de l'idée même d'une structure commune aux challengers et au Defender. Loin d'y voir un moyen pour Alinghi de contrôler les conditions de sélection, tous considère au contraire que c'est sans doute l'édition la plus équitable jamais organisée.

Les règles de nationalité

Alors qu'il se murmure que les kiwis envisageraient un retour à des règles de nationalités beaucoup plus strictes, les sept challengers éliminés affirment au contraire soutenir pleinement la libéralisation mise en place sous l'égide d'Alinghi.

La première raison mise en avant est que, sans cet aménagement, nombreux sont les pays qui ne disposeraient pas des moyens humains pour envisager une participation sérieuse à la Coupe.

De fait, si des règles de nationalité avaient été décidées pour cette 32e édition, ni Shosholoza ni le China Team n'aurait été en mesure de participer.

La seconde raison invoquée pour un maintien du libéralisme appliquée à Valence est celle de l'argent. Plusieurs syndicats rappelent à ce propos que, comme l'illustre parfaitement l'exemple du Team Alinghi 2003, les règles antérieures pouvaient parfairement être contournées pour peu que l'on dispose de suffisamment de fonds pour organiser une "nationalisation" de tel ou tel.

Enfin, comme l'indique très justement le skipper italien Vasco Vascotto, le fait de ne pas détenir le passeport du syndicat dont vous défendez les couleurs n'empêchent en rien de s'en sentir pleinement membres.

"Il est certain que les italiens préfèrent voir des italiens à bord mais nos non-nationaux sont aujourd'hui tout à fait italiens", explique t-il, avant d'ajouter en forme de clin d'oeil : "Ils parlent mieux le Triesti que moi, mangent des pâtes et boivent du vin rouge".

La jauge

Durant une conférence de presse organisée la semaine dernière, les sept éliminés se sont vus poser la question de savoir si l'heure était venue d'un changement radical de la jauge.

Six d'entre-eux ont sans ambiguité répondu par la négative. Le seul "dissident" a été Jesper Banks, alors skipper du Team Germany, qui a mis en avant le fait que le statu quo favorisait les grosses écuries qui disposent d'un catalogue de données qui leur donnera nécessairement un avantage.

Le calendrier

C'est à propos de l'intervalle de temps entre chacune des compétitions que les différences les plus marquantes ont été observées.

Face à quatre équipes qui considéraient que l'idée d'une Coupe tous les deux ans étaient un excellent format, trois autres (+39 Challenge, China Team et le Team Germany) ont affirmé qu'un tel laps de temps était manifestement trop court pour réussir à trouver les fonds nécessaires.

 
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