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Pendant que Alinghi et BMW Oracle
alimentent la chronique judiciaire, les autres syndicats
se cherchent une raison d'être.
Mercredi marin, le Desafío Español, ancien challenger
of record maintenant invalidé, recevait ainsi la
presse sur sa base valencienne pour faire un point
global sur le programme des mois à venir.
General Manager de l'équipe, l'espagnol Agustín
Zulueta a ainsi les quelques points majeurs suivants
:
1. Même s'il reste avant tout un syndicat lié à
la Coupe, le Desafío Español doit s'adapter aux
difficultés actuelles et économiser de l'argent.
L'une des premières décisions est donc d'abandonner
totalement le travail de conception du AC90.
2. L'équipe dispose toujours de trois sponsors -
Iberdrola, la région de Valence et Quebramar – et
entend faire en sorte de leur assurer un retour
sur investissement minimum. Alors que l'année 2008
est manifestement perdue, l'idée est de s'engager
sur les circuit TP52 (sous la houlette de l'américain
John Cutler) et GP42 (sous celle de l'espagnol Laureano
Wizner)*, ce qui permettra accessoirement de conserver
les équipiers en configuration opérationnelle.
3. Par la force des chose, l'équipe a été obligé
de se choisir un nouveau yacht club et, alors que
tous attendaient le RCN de Valencia, a annoncé que
c'est sous les couleurs du Real Club Maritimo del
Abra (basé à Bilbao, dans le nord de l'Espagne)
qu'elle s'engagerait.
Interrogé au sujet de ce choix, Agustín Zulueta
a affirmé que, devant l'afflux de propositions,
il s'en était tenu à un simple choix alphabétique
au sein des postulants, retenant par ailleurs un
club plus que centenaire et objectivement incontestable
au plan juridique.
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