Figure importante dans le petit
monde de l'America's Cup, le californien Malin Burnham
entre dans le jeu.
Après avoir disputé trois compétitions
à bord (en 1977 avec Enterprise, en 1980
avec Freedom et en 1983 avec Liberty), il a été
ensuite été le patron des campagnes
victorieuses de Dennis Conner en 1987 et en 1988,
avant de prendre la tête de l'organisation
de l'America's Cup 1992.
Aujourd'hui, ce natif de San Diego déplore
comme tout le monde l'impasse dans laquelle se trouve
le plus trophée du monde et, fort de l'expérience
du "Mismatch" de 1988, apporte sur ces
conflits un regard d'une acuité particulière.
"Tout ça m'attriste au plus haut point",
déclare t-il. "Nous avons connu ça
et en avons tiré un certain nombre de leçons".
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Loin de sombrer dans le défaitisme,
Burnham a entendu les appels de Ernesto Bertarelli
a une modernisation de la Coupe et apporte
en réponse un plan en cinq points des
plus intéressants :
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| 1. |
Le NY Yact Club, defender
originel, devrait saisir la New York Supreme
Court pour modifier le Deed of Gift de telle
façon à ce que le Defender ne
se réserve plus qu'un seul et unique
droit : participer à l'édition
suivante ;
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| 2. |
Faire d'America's Cup Management
une organisation à but non lucratif
;
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| 3. |
La structure responsable
de cette nouvelle entité serait composée
pour moitié de représentants
des anciens Defenders (l'actuel "board
of trustees") et pour moitié de
représentans des compétiteurs
en lice ;
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| 4. |
Cette structure disposerait
de tous les pouvoirs ;
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| 5. |
Elle serait notamment chargée
de définir le lieu de la compétition,
un peu comme le CIO le fait pour les Jeux
Olympiques.
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Une idée qui faciliterait le travail des
compétiteurs potentiels et devrait permettre
de rendre moins probable une conflit comme celui
que nous traversons actuellement.