XXXIIe America's Cup

 

 

ITA 45 & USA 53
Carlo Borlinghi/Prada)
Base 1
Carlo Borlinghi)

 

 Prada dément une collaboration avec le TNZ (02/18/03)
 (source : Scuttlebutteurope.com)

Accusé d'avoir violé la règle qui interdit à un challenger d'apporter un quelconque soutien au syndicat defender, le Prada Challenge démentait aujourd'hui les accusations de navigation commune avec les bateaux kiwis.

La semaine dernière, Chris Dickson et Tom Ehman (conseiller règlement du Oracle BMW Racing) avaient pourtant affirmé avoir vu le challenger of record en train de s'entraîner avec les néo-zélandais à peine trois jours après la fin dela Louis Vuitton Cup.

Aussitôt, des explications avaient vues le jour liées notamment à la crainte de Patrizio Bertelli de voir affluer les concurrents transalpins en cas de Coupe sur le territoire européen.

Par la voie de sa porte-parole Alessandra Ghezzi, Prada apportait un démenti tout à fait catégorique à ces accusations.

"Prada ne s'est livré à aucun test ou course avec aucune autre équipe depuis son élimination de la Louis Vuitton Cup", affirme t'elle.

Quelqu'un ne dit pas la vérité. Mais qui ?
 

 Des jeux pas clairs sur le Golfe d'Hauraki (13/02/03)
 (source : Yachts & Yachting)

Alors que les deux concurrents de la Coupe dévoilaient leurs bateaux en début de semaine, une rumeur circulait sur le Viaduct Basin à propos des relations illicites entre le Team NZ et certains challengers.

Le Prada Challenge d'abord qui, moins de trois jours après la fin de la Louis Vuitton Cup, a été vu par Oracle en train de s'entraîner avec le Defender. Un témoignage de Chris Dickson et de Tom Ehman (conseiller règlement du syndicat de Larry Ellison) viendrait appuyer ce constat.

Une infraction manifeste aux accords que les neuf syndicats engagés dans la Louis Vuitton Cup avaient conclu avant le début des régates. A l'époque, c'était déjà le Prada Challenge qui avait rompu la règle non écrite qui veut qu'aucun challenger n'aide le defender et s'était plusieurs fois mesuré avec lui en match amical.

Un tel manquement est encore plus savoureux lorsque l'on se souvient que c'était le même Prada Challenge qui avait fait un scandale en 2000 auprès du challenger of Record de l'époque, le New York Yacht Club, après que Peter Gilmour et son Nippon Challenge aient osé se mesurer avec le Team NZ.

Si on en croit la rumeur, la raison de ces faveurs au Team NZ serait à rechercher du côté de Patrizio Bertelli qui considérerait que l'arrivée de la Coupe en Europe serait de nature à porter préjudice à son syndicat.

Outre la perte du titre de premier syndicat à ramener la Coupe sur le vieux continent, la raison principale serait la crainte de celui-ci de voir affluer les projets italiens (quatre syndicats transalpins seraient déjà sur les rangs en cas de Coupe européenne) et d'observer ainsi un émiettement des tiffozi.

Prada en a déjà fait l'amère expérience cette fois-ci avec le Mascalzone Latino, coupable aux yeux de Bertelli et des siens de faire de l'ombre au Prada Challenge, l'obligeant à des efforts de relations publiques jusqu'ici inconnus (il faut se rappeler qu'en 2000, il avait focalisé la sympathie de tous et, notamment, des néo-zélandais).

Second concerné, le GBR Challenge qui aurait également goûté aux régates interdites, étant resté un mois à Auckland après avoir été éliminé par le Team Dennis Conner en quart-de-finale.

Si cette rumeur s'avérait fondée, elle aurait sans doute à voir avec celle qui fait état d'une position très favorable du syndicat britannique dans la course au titre de challenger of record (celui-ci étant, il faut se le rappeler, librement choisi par le Defender. Le prix de la trahison ?

Autant d'éléments qui, s'ils sont vrais, doivent conforter les suisses dans leur idée qu'une remise à plat des règles de la Coupe est nécessaire...

 
 Le Team Prada quitte la Nouvelle-Zélande (27/01/03)
 (source : Prada Challenge)
Fin de partie pour les anciens tenants de la Louis Vuitton Cup, détrônés il y a peu par les suisses d'Alinghi.

Après l'élimination du 17 décembre dernier, l'équipe navigante et les concepteurs ont continué à travailler sur plusieurs séries de modifications aux deux Luna Rossa, ITA 74 et ITA 80.

Planifiées depuis de longs mois déjà, ces modifications n'avaient pu être mises en œuvre dans les temps, malgré la brillante célérité des ingénieurs italiens.

A compter de ce jour, la base d'Auckland sera une nouvelle fois démontée, en attendant d'en savoir plus sur le futur du syndicat.

Même si Patrizio Bertelli déclare réserver sa décision jusqu'à la fin du duel entre le Team NZ et Alinghi, quelques équipiers resteront sur place pour suivre de près les derniers moments de cette XXXIe édition.
 
 Le Prada Challenge présent en 2006 ? (13/01/03)
 (source : Sunday Star Times on Stuff.co.nz)
Lors de l'Unveiling Day de lundi dernier, les observateurs de la Coupe n'ont pas manqué d'observer la présence de Patrizio Bertelli prenant la pause aux côtés de Peter Harrison et de Ernesto Bertarelli.

Alors qu'il aurait pu se contenter de recevoir les images en Italie, le très occupé Bertelli a en effet fait le déplacement pour découvrir se que cachait les dessous des trois syndicats encore en lice.

Un voyage de deux jours à Auckland qui, doublé d'un retour pour suivre les matchs de l'America's Cup, sonne pour beaucoup comme le premier signe d'une troisième campagne Prada dans l'America's Cup.

Plus que la dernière fois, il est clair que le richissime italien s'est investi dans le projet, intervenant notamment entre les deux rounds robin pour appuyer une éviction de Doug Peterson et faire installer une nouvelle étrave sur le voilier italien.

Ca n'aura cependant pas suffit et la défaite aura été sévère face aux suisses puis, malgré la reprise face aux suédois, face aux américains de OneWorld.

Reste que le virus semble avoir été attrapé et que, après qu'il soit parvenu à mettre la main sur la Coupe Louis Vuitton en 1999, nombreux sont ceux qui affirment que Patrizio Bertelli ne s'arrêtera pas sur un échec.

Même si la position officielle exprimée par la porte-parole Alessandra Ghezzi est qu'aucune décision ne semble devoir être prise avant la fin de la compétition, il faut noter que le Team Prada continue à travailler sur sa base et à développer ses deux Luna Rossa. Ils seront à Auckland encore au moins une semaine.

Plusieurs innovations que les équipiers de Francesco de Angelis n'avaient pas eu le temps de mettre à l'épreuve après leurs essais en basin et en soufflerie sont aujourd'hui testées sur le Golfe d'Hauraki.

Pour le français Laurent Esquier, directeur des opérations du syndicat italien, aucun doute n'est permis et l'heure est manifestement à la confiance.

"Nous sommes toujours là et nous travaillons parce que nous croyons que cette équipe à encore un futur", affirme t'il.