XXXIIe America's Cup

 

 

SWE 73, Orm
Victory Challenge)
 
SWE 63, Örn
Victory Challenge)
 
Victory Base 1
tolagabay.com)
 
Victory Base 2
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 Victory prépare son retour en Suède (30/11/02)
 (source : americascup.nzoom.com)
"Pour autant que je sache, la base est en train d'être démontée et les billets de retour ont déjà été réservés", déclarait vendredi Hugo Stenbeck lors de sa dernière conférence de presse. "Je pense que les gars ont bien mérité des vacances et pensent surement à autre chose qu'à retourner naviguer".

En quelques mots, le fils du défunt créateur du syndicat suédois mettait ainsi un terme aux rumeurs qui circulaient sur le Viaduct Basin d'une possible collaboration entre le Victory Challenge et le Team New Zealand.

Reste que le bilan de la campagne est sans aucun doute positif et que, vu les performances des équipiers scandinaves, la question se pose évidemment d'une seconde tentative.

"Comme le disait fort justement Ross Blackman, quand vous mettez le pied dans la Coupe, vous attrapez la fièvre", explique le jeune héritier. "je pense que c'est ce qui m'est arrivé et j'aimerais vous dire que nous reviendrons mais il est encore trop tôt".
 
 Magnus Holmberg reprend la barre (28/11/02)
 (source : Victory)
Pour le match de la dernière chance dans le duel qui l'oppose au Prada Challenge, le syndicat suédois débarque Jesper Bank pour lui préférer Magnus Holmberg (sa place de stratégiste étant elle-même reprise par Harald Blom-Bakke).

Le match-racer aura donc la très difficile tâche d'éviter au Victory Challenge une élimination qui pourrait intervenir dès le quatrième match, Jesper Bank ayant concédé les trois premiers points à Francesco de Angelis et les siens.
 
 Effervescence sur la base suédoise (19/11/02)
 (sources : Victory)

C'est une des particularité de l'America's Cup que de voir les syndicats utiliser chacune des plages entre les épreuves pour continuer encore et toujours à faire évoluer les bateaux.

Alors qu'Alinghi et Oracle disposent ainsi de près de trois semaines pour mettre au point leurs Class America, les choses sont bien différentes pour les équipes du "Single Chance Group" qui reprennent la compétition dès ce week-end.

Pour le Victory Challenge et pour Stars & Stripes, le temps est encore plus compté puisque hier encore, ils étaient engagés dans leurs matchs respectifs contre les français et les anglais.

Si les équipiers suédois sont en repos aujourd'hui, le reste du syndicat est en pleine effervescence alors que l'objectif affiché est de permettre au SWE 73 de monter en puissance face à des adversaires de plus en plus compétitifs.

Attendu avec impatience par son architecte German Frers Jr. et le responsable des voiles Andrew Lechte, le bateau noir a été hissé hors de l'eau dès son retour de la dernière régate victorieuse. Peu après, il rejoignait SWE 63 dans le hangar suédois.

"Nous voulons faire des ajustements au dessus et en dessous de la ligne de flottaison", explique laconiquement Mats Johansson, project leader du syndicat. "Nous voulons également tester de nouvelles voiles"

Les travaux devront aller très vite compte tenu de l'échéance de samedi et de la nécessité de valider toutes les innovations avant de les lancer dans le grand bain des duels face à Prada.

 
 Victory Challenge opte pour le Défi Areva (04/11/02)
 (sources : Victory & Louis Vuitton)

Quelques heures après que Alinghi ait fait connaître la structure des quarts de finale du "Double-chance Group", c'était au tour du syndicat suédois de rendre public le choix de son adversaire pour le groupe de queue.

Ce sera donc le Défi Areva (tandis que les anglais du GBR Challenge et le Stars & Stripes de Dennis Conner se retrouvent face-à-face).

"Après avoir longuement délibéré, nous sommes tombé d'accord pour dire que les français étaient le meilleur choix", explique Hugo Stenbeck qui a repris la place laissée vacante par son père. "C'est une décision très difficile dans la mesure où nous sommes certains que tout le monde a encore des atouts cachés pour l'étape suivante".

"Nous nous en sommes restés au classement, sans nous poser la question de savoir s'ils avaient déjà montrer tout leur potentiel", clarifie Jesper Bank. "Nous espérons juste qu'en tant que numéro huit, ils navigueront comme tel".

Le barreur du SWE 73 indique que le syndicat suédois possédait également une belle marge de progression et espérait trouver plus de vitesse et un meilleur usage des potentiels du Team dans les prochains jours. "Je suis convaincu que nous n'avons pas encore tiré tout le potentiel de notre bateau", explique t-il.

"Quel que soit l'adversaire, on sait que cela ne sera pas facile", concède Dimitri Despierres, régleur de spi sur FRA 69. "Mais on va tout mettre de notre côté pour aller plus loin dans la compétition. Nous avons l'avantage de connaître les deux bateaux des Suédois, Örn et Orm qu'ils ont utilisés respectivement dans les Round Robin I et II. Ce sont deux bateaux qui ont des bons potentiels au près."

Le gagnant de chacune des deux paires aujourd'hui constituées dans le "Single-Chance Group" rencontrera le perdant des deux duels du haut du tableau (Alinghi/Prada & Oracle/OWC) pour une place en semi-finale.

"Nous avons une grande estime pour Stars & Stripes mais nous les avons toujours battu jusqu'ici, nous pouvons donc le refaire", affirme Ian Walker, skipper du GBR Challenge. "Les éliminer serait une véritable victoire et je suis sûr que nous en avons parfaitement la capacité".